Est-ce que cela vous est déjà arrivé d’être à ce point en mode survie que vous finissez par avoir peur d’avoir peur ? Cela m’est arrivé, oui. C’est comme si c’était dans une autre vie. Des circonstances ont fait que j’ai dû très vite choisir : sortir du mode survie ou y passer pour de bon. Puis j’ai replongé. Pas facile de se défaire de plus de 35 ans de profondes angoisses et du sentiment de ne pas être digne de recevoir, n’est-ce pas ?

Si vous lisez ce billet, je parie que cela vous est déjà arrivé. Ou peut-être même que vous êtes en plein dans cette phase. J’appelle ça la nuit noire de l’âme. Mais soyons honnête. La peur ne résoud rien, elle n’empêche pas les mauvaises choses d’arriver, bien au contraire. La peur ne fait que vous paralyser et rien d’autre. Il ne peut rien en résulter de bon. 

Autrefois, la peur servait à quelque chose. Notre organisme se plaçait immédiatement en mode survie pour échapper au prédateur dans la forêt, mais ensuite, notre système de survie était remplacé par l’équilibre une fois le danger passé.

Le problème, c’est qu’aujourd’hui, nous n’avons plus vraiment de prédateur dans le champ d’à-côté et nous nous mettons quand même en mode survie. 24h sur 24.

Mais aucun organisme vivant n’est capable de supporter cela à long terme dans la nature. Pas sans y laisser sa peau. Ou sa santé. Mentale et physique. C’est comme ça qu’on développe des cancers. Des dépressions. Des maladies de peau. Des affabulations.

Moi aussi, j’ai eu peur. Peur au point de m’en rendre malade et de nombreuses fois ! De la guerre, du réchauffement climatique, des accidents, de la maladie, de ceci et de cela.

Mais on ne peut pas vivre comme ça. On ne peut que survivre. Et vous voir ‘juste’ survivre n’aidera pas vos enfants non plus, soyons clair.

Alors on a deux choix : soit on se laisse manger par la peur et on finit par sombrer, chacune à sa façon. Ou alors on décide de vivre. Pour de vrai. Pour de bon.

Pour ma part, j’ai choisi mon camp